Un jour j’aurai une vieille voiture

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Photo CC par Clem Onojeghuo via Unsplash

Un jour j’aurai une vielle voiture. Une Ford Mustang 1966 ou une Alfa Romeo Spider de la même année. Avec un peu de chance, une Porsche 356 1955, décapotable. Grise. Grise non. Argentée. Et si mes moyens ne me permettent pas, une coccinnelle crème (et décapotable, bien sûr) me suffira parfaitement. L’essentiel : qu’elle soit décapotable. Et vieille. Peu importe le modèle et encore moins les moyens que j’aurai pour l’acheter. En réalité, quand on a une vieille voiture, les moyens financiers que l’on possède (ou pas) ne sont pas importants.

Quand on a une vieille voiture, tout ce qui est banal n’a plus sa place. L’argent, notamment, devient une petite chose sans importance, complétement dérisoire, car on ne pense même plus à lui dans un tel contexte. C’est une question de priorité. Quand on a une vieille voiture, ce sont d’autres choses qui comptent dans la vie : la brise, la tempête fraîche, les rayons de soleil, les rideaux blancs translucides et le copilote barbu à mes côtés. Il est là, mais c’est moi qui conduit.

Le monde change drastiquement. Si on a la grâce, le cadeau des cieux ou la bénédiction divine, si vous voulez, de se balader dans une bagnole issue du passé, on n’a qu’à s’éclater pour que tout aille bien. On a tout à fait le droit de se faire plaisir quand on a une vieille voiture. D’un commun mortel on passe à l’héritier des temps dorés. On devient une ode à la nostalgie en forme humaine.

Quand on a une vieille voiture, on fait des roads trips. Faire un road trip est une dérivation naturelle du fait de posséder une vieille voiture. On se lève un beau matin, le ciel dégagé et voilà. On est dans le sud-ouest des États-Unis, entre l’Arizona et la Californie, on porte une veste en cuir bien usagée et on prend la direction du désert de Mojave, en mode sauvage et libre.

Une fois rompue la barrière du temps, alors, rompre la barrière de l’espace n’est qu’une question d’audace. Les vieilles voitures sont pour le sud-ouest américain comme les Vespa sont pour les ruelles romaines. Une histoire d’amour.

Quand on a une vieille voiture, on écoute n’importe quelle chanson à la cornemuse ou au saxophone. Naturellement, on chante et naturellement on a une belle voix. Tout est permis, vous vous souvenez ? On n’a qu’à s’éclater. Toute les destinations sont atteignables. En effet, les destinations sont clairment illustratives, car quand on a une vieille voiture, on est déjà où on veut être. Et on n’a pas d’heure pour rentrer.

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Ylessa Stephanie View All →

Atipique. Rêveuse. Curieuse. Bavarde. Fascinée par l'exotisme. Passionnée de l'art, de la vie et de ses nuances. Pensive. Chanteuse (sous la douche). Citoyenne du monde. Mon rêve : être poliglote. Fan de culture d'enciclopédie et jardinière de temps en temps.

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